Le Syndrome du Larbin permet de mieux saisir les mécanismes de soumission de nombreuses Moutruches en pleine prolifération exponentielle depuis de nombreuses années, telle une pandémie virale; consultez les informations complémentaires, dont scientifiques.


 
Source du contenu du vidéo publié sur Daily Motion en 2010

Article du 17 avril 2014 de  JOLEMANIQUE
SYNDROME DU LARBIN 
Avec le texte du contenu de ce vidéo en dessins animés ci-haut.

"I) Définition 

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent. 


II) Analyse des symptômes 

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition. 


III) Hypothèses sur l’origine du syndrome 

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale. 
Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus. 
Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme. 
Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite. 


IV) Quelques exemples 

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts...


Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature "littéraire" d’un larbin digne de ce nom :

 
- Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs. 

- Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17... 

-  Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ? 

-  La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ? 

-  Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe ! 

- Ma patronne paye trop de charges ! 

-  Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche. 


V) Population affectée 

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes."



Article du 5 mars 2014 de  Hassan Serraji
Le syndrome du larbin!

''Sur mon ancienne planète, ceux qui osaient s’indigner contre l’injustice du régime étaient désavoués par le peuple. Bziz, un virulent et célèbre humoriste du royaume, a décrit cette situation surréaliste par une blague hilarante.

Cette histoire drôle se déroulait dans un royaume au bord de la banqueroute, les masses de laissés-pour-compte se paupérisaient à vue d’œil et une minorité devenait scandaleusement de plus en plus riche. Au lieu d’une politique équitable pour sortir le peuple de la misère, le gouvernement coupait dans les programmes sociaux.

Dos au mur, les syndicats ont déclenché une grève générale dans l’espoir de tordre le bras au pouvoir. Le soir de cette grève générale, un jeune paumé est sorti griller l’ennui et le désespoir.

Sous tension, les quartiers du royaume étaient quadrillés par les différents services de l’ordre. Dans un moment d’inattention, le jeune a bâillé. Avant qu’il ait fermé sa bouche, un mouchard l’a accosté : «Que vas-tu dire?

– Je ne veux rien dire, lui a rétorqué le jeune, hébété. J’ai juste voulu bâiller!

– Tu ne vas pas m’avoir aussi facilement, lui a lancé l’indic avec un regard malicieux. Si tu prends la liberté de bâiller, les autres (en pointant un groupe de jeunes de l’autre côté du trottoir) vont faire de même. Et en un rien de temps, toute la ville va le faire. On va se retrouver avec des “ha!” qui fusent de partout, la veille d’une grève. Es-tu inconscient? Veux-tu jeter de l’huile sur le feu?»

En un quart de tour, une voiture banalisée s’est immobilisée. Des policiers en civil ont mis aux arrêts le pauvre type.

De l’autre côté du trottoir, au lieu de s’indigner contre cette arrestation arbitraire, les jeunes témoins ont eu le culot de descendre en flammes la victime. L’un d’eux s’est écrié : «Mais voyons donc! Il a cherché le trouble. Se croit-il en Suède? Il a choisi de bâiller impunément le soir d’une grève générale, alors que les autorités sont sur le qui-vive. Une simple escarmouche plongerait le pays dans un bain de sang. Il n’a eu que ce qu’il méritait!»

Cette blague illustre la définition du parfait syndrome du larbin. Chez un individu, il se traduit par un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Il diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.''